A Madagascar avec les peuples cachés!

A Madagascar avec les peuples cachés!
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Allée des baobabs

À Madagascar, il existe encore des peuples « cachés » qui vivent souvent volontairement en retrait du monde « moderne », comme les étonnants Mikea (gens de la forêt), que l’on trouve (si on arrive à les voir!) dans les forêts épineuses du Sud-ouest malgache. On y dénombre officiellement 18 « ethnies », auxquelles viennent s’ajouter ce que les ethnologues appellent des « sous ethnies », dont le nombre n’est d’ailleurs pas exactement connu.

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Mikea

Ce peuple légendaire occupe une zone située au Nord de Toliara (Tuléar), entre les villes de Manombo au sud et de Morombe au nord, au cœur d’une immense forêt d’une superficie de plus de 3000 km2. Isolés du monde, ils y ont développé leur propre culture dans des conditions naturelles difficiles et souvent extrêmes.  À Madagascar, ils sont souvent appelés «individus mystérieux », cette qualification étant liée à leur existence quasi-inconnue de la population locale.

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Forêt épineuse

Mikea signifie littéralement en malgache « qui ne veut pas être poursuivi » et désigne un groupe de personnes de langue malgache et de coutumes Masikoro (un groupe issu du sud de Madagascar). Depuis le début des années 60, l’histoire de ce peuple nomade des forêts, que beaucoup croyait disparu ou imaginaire, a suscité la curiosité et l’intérêt de nombreux chercheurs et scientifiques. Ils existent pourtant bel et bien, mais leur volonté de rester caché et de vivre retiré du reste du monde les a rendus énigmatiques et plusieurs légendes tournent autour de ce peuple qui serait capable de vivre des semaines voire des mois sans boire!?

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Peuple de Madagascar

Toujours est-il que la question de la survie à travers le temps de ce peuple dans un milieu aussi hostile que les forêts épineuses du sud-ouest malgache relève toujours du mystère. Ce sont des chasseurs cueilleurs et leur existence est liée à la forêt et à l’utilisation de ses ressources. Armés de haches, de sagaies à large talon, d’une palette en bois, d’un filet, d’un panier, de calebasses et d’un récipient, ils partent dans la forêt pour se procurer quotidiennement de la nourriture, ils chassent des hérissons et des porcs-épics, recueillent du miel, qu’ils troquent parfois contre du tabac et autres produits. Ils se déplacent ainsi presque chaque jour, sur plus d’une dizaine de kilomètres.

Surnommés également « les hommes nus » car ils s’habillent surtout de pagnes, ils posséderaient des pouvoirs magiques, mais surtout une connaissance étonnante de la forêt. Il parait qu’ils détiendraient le secret de plantes à vertu médicinale. Ils sont animistes et croient en un Dieu créateur « Zanahary ». Dans leur forêt, on trouve des oiseaux, mais aussi des animaux peu visibles comme des Fosa (sorte de gros chats sauvages), des lémuriens (sifaka…) et des hérissons.

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Lémurien sifaka

Malgré leur volonté d’indépendance et leur indifférence au confort des villages, les Mikea quittent peu à peu leur forêt et, de nomades, deviennent lentement sédentaires. Leur environnement et leur monde se détériorent : «  Sans la forêt, ils ne peuvent pas survivre et si par malheur, cette étendue forestière venait à disparaître, les Mikea seraient un peuple condamné à l’extinction » selon Theo Rakotovao, porte-parole de ce peuple en danger.

 

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Marché aux zébus

Partez avec nous à Madagascar vivre des expériences authentiques à la rencontre des peuples qui vivent sur la grande île Rouge.

 

Pierre

Sur la Grande Muraille de Chine.

Sur la Grande Muraille de Chine.

Sur la Grande Muraille de Chine.

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La Grande Muraille de Chine dans la région de Jinshanling.

La Grande Muraille de Chine (长城) Chángchéng en mandarin (littéralement la « longue muraille ») est surnommée par les Chinois « La longue muraille de dix mille li » (le « li » étant une unité de longueur et dix milles symbolisant l’infini en chinois!).

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Sur la Grande Muraille de Chine !

Inscrite depuis 1987 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme « valeur universelle exceptionnelle », elle est encore aujourd’hui le plus grand édifice jamais construit par la main de l’Homme. Sa largeur varie entre 5 et 7 mètres en moyenne et sa hauteur entre 5 et 17 mètres, par contre sa longueur est sujette à controverse! Elle varie selon les sources, car elle n’est pas une seule entité linéaire bien définie d’Est en Ouest.

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La Muraille à travers les montagnes et forêts !

Le China Daily (un quotidien chinois en anglais) a indiqué dernièrement avec une précision extrême qu’elle s’étendait sur 8 851,8 kms, soit sur une longueur de plus 2000 kms que les 6 700 kms jusque-là communément admis (cette dernière étude comptabilise la totalité des murs bâtis). Et, selon l’UNESCO, elle mesurerait dans sa totalité plus de 20.000 kms, cette estimation prend en compte des parties actuellement détruites et les défenses naturelles.

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La Grande Muraille à Mutianyu.

En effet, la Muraille ne se compose pas seulement de murs bâtis de main d’Homme, mais aussi de barrières naturelles comme des montagnes ou des rivières. Les parties fortifiées sont construites de différents matériaux selon la géographie et les ressources des contrées traversées. Par exemple, dans la province du Gansu on peut observer des tronçons en terre encore aujourd’hui bien conservés, alors que dans les montagnes au Nord Est de Pékin ce sont des tronçons en pierre de taille et en briques maçonnées qui ont rendu son image célèbre dans le monde entier.

Pour la construire furent utilisés 180 millions de mètres cubes de terre pour former le cœur de l’ouvrage et surtout plus de 500 000 soldats, 300 000 esclaves et prisonniers politiques. Elle a aussi été faite avec le sang des Hommes, car lorsqu’un esclave mourrait il était enterré à même les fondations du mur, elle serait donc le plus grand cimetière du monde.

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La Grande Muraille à Jiayuguan.

Géographiquement, elle s’étire entre à l’est la ville de Shanhaiguan sur le bord de la mer Jaune (Golfe de Bohai) et à l’ouest Jiayuguan dans la province du Gansu à la porte du désert de Gobi. Elle serpente le long de 17 provinces, régions automnes et municipalités, elle franchit de hautes montagnes et les sables du désert de Gobi dans le Xinjiang.

Historiquement, c’est vers 220 av. J.-C. que l’Empereur Qin Shin Huang de la dynastie Qin entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif. Sa construction se poursuit sur une période de 2500 ans, sous les dynasties Han, Yuan, Ming et Qing, jusqu’à la fin du XVIIe siècle. La Grande Muraille est une gigantesque construction militaire destinée avant tout à être un poste de surveillance. Elle était ponctuée de tours de guet réparties sur des points élevés tous les 20 ou 30 kilomètres qui permettaient aux guetteurs de donner l’alerte en allumant des brasiers pour ainsi de prévenir la venue d’une troupe ennemie.

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Fort de Jiayuguan fin occidentale de la Muraille!

Mais elle ne fut jamais une ligne de défense impénétrable ni un même un obstacle, au XIIIe siècle elle n’arrêta pas les hordes de cavaliers mongoles, ni quelques siècles plus tard l’armée Manchou et encore moins les « barbares » européens au XIXe siècle! L’Histoire nous a appris que les murs n’ont jamais servi à grand-chose, elles sont des leurres pour faire peur aux soi-disant « barbares », rassurer abusivement les sujets et surtout asseoir les pouvoirs des différents Empereurs ou Rois qui grâce à eux donnaient un signe de puissance! Et comme disait Isaac Newton « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts ».

À plusieurs reprises, la Grande Muraille a été partiellement détruite puis reconstruite. Mao Zedong encouragea à utiliser ses pierres et briques pour construire des infrastructures modernes (routes, barrages …), car au XIXe siècle elle représentait pour les Chinois une œuvre de tyrans. Elle tomba à l’abandon, des pans entiers s’effondrèrent, mais en 1948 Deng Xiaoping lance le slogan « Aimons notre Chine, relevons notre Grande Muraille », faisant d’elle un symbole d’unité et de modernité.

Aujourd’hui des travaux sont régulièrement menés pour préserver cet édifice étroitement lié à l’Histoire de la Chine dans un but de conservation du patrimoine, et aussi dans un but d’attrait touristique.

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Richard Nixon la gravit en 1972 lors de son séjour en Chine et aurait déclaré: « c’est assurément un grand mur » !

Contrairement à une idée reçue, cette construction n’est pas visible depuis la lune! Cette légende serait partie d’un antiquaire anglais du XVIIIe siècle (!), William Stukeley, qui imagine dans une lettre: « Le mur d’Hadrien n’est dépassé que par la muraille de Chine, qui dessine une formidable figure sur le globe terrestre, et pourrait bien être visible depuis la Lune. » L’idée est reprise dans les siècles suivants par de nombreux auteurs et l’idée devient mythe… Il faut attendre juillet 1969 et Neil Armstrong pour avoir enfin la réponse et affirmer « n’avoir jamais pu identifier la muraille de Chine » !

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Caravane ou illusion d’optique !!!

Par contre depuis l’espace, le sujet fait polémique ! D’après l’astronaute américain Leroy Chiao, qui a passé 6 mois dans la station spatiale internationale, elle est visible depuis l’espace par beau temps et à l’œil nu. Cette information a fait la une du quotidien « China Daily », contredisant ainsi le taïkonaute (cosmonaute chinois) Yang Liwei qui avait assuré, lors de son séjour spatial en 2003, n’avoir vu aucune trace de la muraille !? Mais parait-il figure également à la liste des grandes réalisations humaines que l’on peut apercevoir depuis l’espace : les digues des Pays-Bas, les pyramides d’Égypte et, de source chinoise, le troisième périphérique de Pékin… !? En fait tout dépend de la distance à laquelle on observe la terre depuis l’espace !

Un proverbe chinois, dit « Celui qui n’a pas gravi la grande muraille n’est pas un brave » ! Nous ne pouvons que vous conseiller vivement de devenir un brave et d’aller voir de visu la Grande Muraille de Chine. C’est un des spectacles les plus fascinants que l’on trouve sur notre Planète, elle offre un exemple parfait d’architecture intégrée au paysage. Et comme aimait à dire la grande voyageuse Ella Maillart : « Après tout, il faut aller voir »…

 

Pierre

Sur la Grande Muraille de Chine

 

Geisha, entre mythe et réalité !

Geisha, entre mythe et réalité !

Geisha, entre mythe et réalité !

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Geishas ou geikos !

Selon la geisha Mineko Iwasaki (héroïne et co-auteur du livre « Ma vie de geisha »), elles appartiennent au « monde des fleurs et des saules », et  doivent avoir la délicatesse d’une fleur ainsi que la force et la souplesse d’un saule !

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Geiko !

Le nom « geisha » (芸者) signifie « personne de l’art », « gei, 芸 » art et « sha者 » personne. Une geisha est donc littéralement une « personne qui pratique les arts ». Elles doivent être très raffinées, maîtriser de nombreux arts traditionnels japonais (musique, danse, cérémonie du thé, art floral…), posséder une excellente culture générale et prendre part à tous types de conversations pour divertir leurs riches clients tout en les valorisant. Leur rôle est en quelque sorte semblable à celui d’une dame de compagnie de prestige, principalement pour des diners entre riches hommes d’affaires ou d’hommes politiques importants. Une tradition nippone qui perdure jusqu’à aujourd’hui…

 

Il faut définir le concept de geisha dans la société japonaise dont elles sont un des symboles !

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Obi !

En Occident, le rôle de geishas est confus, elles véhiculent un certain nombre d’idées reçues et de fantasmes, par exemple elles sont fréquemment comparées à des escort girls voire des prostituées… L’imaginaire occidental a créé cette dérive « exotique » qui peut s’expliquer de plusieurs façons. D’abord par leur tenue, le maquillage blanc sur leur visage et le port du kimono avec le « obi » (la ceinture de soie portée sur le kimono et formant un nœud dans le dos) peuvent être confondus avec la tenue des « Tayû » ou  « Oiran » (des courtisanes de haut rang ou prostituées de luxe) de l‘ère Edo (1600 – 1868). Mais aussi et surtout à cause des romans et des films comme « Mémoires d’une geisha » portés maladroitement à l’écran à la sauce hollywoodienne qui ont propagé des idées fausses ou exagérées. Et, de façon plus anecdotique, l’accessoire sexuel « boules de geisha », n’est connu sous ce nom qu’en Occident, alors que son origine relève du taoïsme et du tantrisme (philosophie chinoise et indienne) !

 

 

 

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Geishas et pousse-pousse !

Cette confusion s’explique aussi par la relation particulière qu’entretiennent les geishas avec leur mécène appelé « danna ». Il est leur protecteur censé les « parrainer » et leur apporter la stabilité financière. Il doit subvenir à l’ensemble de leurs besoins, leurs faire de somptueux cadeaux (kimonos dont le coût dépasse fréquemment 500.000¥  +/- 4 100 € …), payer leurs loyers … ou leur donner une rente couvrant tous leurs frais. Devenir un danna est un investissement très onéreux, mais qui confère un prestige social très important. La geisha, en échange, accorde à son danna toute son attention ! Il faut dire aussi que le danna achetait (ce n’est plus vraiment le cas maintenant!) la virginité d’une geisha, officiellement pour des questions de réputation et pas forcément pour en « bénéficier » physiquement. De nos jours, elles ont toujours des mécènes, mais le célibat, qui auparavant était une condition obligatoire, semble de moins en moins respecté.

Il faut également signaler que, depuis 1779, un décret du Shogun qui officialise le métier de geisha indique clairement que, selon la loi, seules les prostituées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, et donc pas les geishas. En même temps, cette interdiction est toujours restée officieuse pour des questions de prestige et d’élégance envers ces garantes de la délicatesse et de la tradition nippone.  De plus, avoir des relations sexuelles avec un client peut avoir des conséquences graves pour la geisha, elle pouvait perdre sa position honorable, être « destituée » et ne plus être considérée que comme une prostituée.

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Ne pas toucher aux geishas !

Si vous souhaitez passer une soirée en leur honorable compagnie, il faut être recommandé par une personne de confiance, un habitué en quelque sorte. Elles doivent être en confiance et connaitre les personnes avec qui elles partagent « leur art ». D’ailleurs, si quelqu’un les aborde elles appliquent à la lettre la règle du « ichigensan okotowari » (le refus poli) !  Elles ne parlent jamais d’argent avec les « clients », ils ne paient rien sur place, ils recevront la facture chez eux quelques jours plus tard. Et il leur faudra débourser beaucoup !

Il est vrai que pour devenir « geisha » il faut suivre un enseignement long, rigoureux et très difficile. Aujourd’hui c’est une démarche volontaire de la part des jeunes filles de suivre cet enseignement, même si elles commencent leur formation alors qu’elles sont encore des enfants ! Auparavant, certaines familles modestes vendaient leurs enfants à des maisons de Geisha et ces maisons veillaient alors à leur éducation, à leur gîte et à leur couvert. Une stricte éducation commençait alors sous la direction d’une « matrone » (Okaasan).

 

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Geishas d’antan !

Historiquement :

On trouve des « traces » des geishas dès le XVe siècle. Étonnamment, les premières geishas étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé (お茶屋, ochaya), ils étaient l’équivalent au Japon des bouffons ou troubadours du Moyen Âge en Europe. Au XVIIIe siècle, apparaissent les premières geishas de sexe féminin appelées « Onna geisha » (女芸者), littéralement : femme geisha. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes et le processus s’inversa. Ce furent alors les hommes qui prirent le nom d’ « otoko geisha » (男芸者), homme geisha, pour se différencier des femmes. Et à partir de 1800, toutes les geishas étaient des femmes.

En 1779, un décret du Shogun officialisa le métier de geisha et les obligea à résider dans des « quartiers réservés ».

Au début du XXe siècle, certaines voulurent faire évoluer le métier en s’occidentalisant,  mais la majorité des geishas s’opposèrent à cette modernisation et se posèrent en gardiennes de la tradition.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles durent aller travailler en usine pour soutenir l’effort de guerre.

Aujourd’hui, la « culture » geisha est toujours d’actualité. Et même si leur nombre n’a cessé de décroître depuis le début du XXe siècle, on assiste ces dernières années à un très léger regain. Elles seraient entre 600 et 1000 au Pays du Soleil Levant (selon différentes sources). La plupart vivent à Kyoto, où elles sont connues sous le nom de « geiko » (芸妓), alors que leurs apprenties sont appelées des « maiko » (舞妓, enfant qui danse). Elles sont regroupées dans les cinq Hanamachi (花町)  (« villes de fleurs »), Gion, Pontochô, Miyagawachô, Kamishichiken et Shimabara.

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Geisha et maiko ?!

Pourtant dans le Japon contemporain, on les retrouve partout ( !) sur les affiches publicitaires dès qu’on atterrit au Japon, sur les cartes postales ou les éventails en tissu des boutiques où se pressent les touristes… A Kyoto, elles hantent les rues pavées du quartier de Gion notamment dans la rue Hanam-Koji qui est bordée de restaurants chics et traditionnels où les touristes les attendent fébrilement en espérant croiser une geiko ou une maiko. Soudainement et fugacement on en voit une passer à pas rapide chaussée de sandales de bois (geta), sortant d’une machya (maison traditionnelle en bois) ou d’une maison de thé, inaccessible et superbe comme des mirages tout droit sortis de l’époque Edo.

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Geiko !

Chacun a son opinion sur les geishas et leur fonction dans le Japon moderne, mais il est sûr qu’elles sont des témoins et des symboles de la tradition multiséculaire nippone. Il faut définitivement se rendre au Japon et particulièrement à Kyoto pour se faire une opinion de visu et rencontrer ses témoins délicats et élégants d’une époque qui semble appartenir au passé !

« Elle peint son visage pour cacher son visage, ses yeux sont une eau profonde, la geisha est l’artiste d’un monde flottant, elle danse, elle chante, elle vous diverti, tout ce que vous voulez, le reste ce sont des ombres, le reste c’est un secret. » Mémoires d’une geisha, de Yuki Inoue.

 

Pierre

 

 

Planète Découverte au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

Planète Découverte au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

Planète Découverte  au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

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Monastère de Taktsang

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Drapeau du Bhoutan.

Le Bhoutan demeure l’un des pays les plus mystérieux de la planète. Il se cache au cœur de l’Himalaya oriental entre le Tibet et l’Inde. Appelé « Druk Yul », le pays du Dragon-Tonnerre, il compterait aujourd’hui 750 000 habitants, pour une superficie semblable à la Suisse. Il subit le régime des moussons et jouit d’une grande diversité de paysages : une jungle inhospitalière au sud, des sommets enneigés au nord (qui culminent à plus de 7 000 mètres), des forêts denses et escarpées où s’épanouissent plantes médicinales et rhododendrons, en plus de quelques vallées où il est possible de pratiquer l’agriculture (riz, blé, orge et sarrasin).

 

La religion principale, qui est la religion d’État, est le Bouddhisme Vajrayama ou bouddhisme lamaïste tantrique (que l’on retrouve également au Tibet) pratiquée par 75 % de la population, les 25 % restant sont Hindouistes. Ce royaume est peuplé majoritairement par l’ethnie Bhotia (on dénombre 25 ethnies au total) qui, bien que Bouddhiste, pratique encore le chamanisme animiste de l’ancienne religion Bön.

 

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Habits traditionnels du Bhoutan.

Rares sont les visiteurs ayant eu la chance de parcourir les chemins enchanteurs de ce dernier royaume bouddhiste de l’Himalaya, celui-ci était fermé aux étrangers jusqu’en 1970. Longtemps oublié et inaccessible, le pays sort à peine de son isolement et reste très attaché à ses us & coutumes; la loi bhoutanaise incite ainsi la population à porter les vêtements traditionnels, le gho (pour les hommes), la kira (pour les femmes).

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Paysage du Bhoutan.

Le tourisme est volontairement limité pour préserver l’environnement et la culture. Ainsi environ 65 USD des 250 USD du tarif minimum quotidien exigés par touriste sont reversés à un fonds qui finance écoles, hôpitaux et infrastructures.

Une autre des particularités du Bhoutan est sa recherche du Bonheur à travers l’amélioration de son BNB ou Bonheur national brut! Alors que la majorité des gouvernements de la Planète se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse de leurs citoyens, le Bhoutan lui se préoccupe du BNB qui sert à mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice fut instauré par le roi Jigme Singye Wangchuck en 1972 et se base sur quatre principes fondamentaux :

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Sur un mur de Thimphou (la capitale du Bhoutan).

-La croissance et le développement économiques responsables;

-La conservation et la promotion de la culture bhoutanaise;

-la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable;

-la bonne gouvernance responsable.

 

 

Le BNB se veut un moyen de parvenir à se développer sans perdre son âme, en préservant la culture du pays, sa religion et un environnement fragile. Une Commission dédiée au BNB a été créée en 2008 et veille à ce que chaque décision ou programme prévu par le Gouvernement soit favorable au BNB.

Un exemple à suivre pour toutes les nations?

Mais en 2013 Tshering Tobgay, le Premier ministre élu, a quelque peu remis en question le discours sur le bonheur national brut. Il a expliqué que le gouvernement précédent a passé beaucoup plus de temps à en parler qu’à agir, et révèle que le pays est confronté à quatre grands défis : l’endettement, la monnaie, le chômage, dont celui des jeunes, et la perception d’une corruption croissante. Mais le premier ministre aurait toutefois affirmé qu’il se situait toujours dans la lignée du Bonheur national brut.

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Bhoutanais.

 

Espérons que le BNB restera d’actualité au Bhoutan et fera des émules dans d’autres pays !? Bien que très peu pris au sérieux au début, l’ONU a décrété en 2012 la journée du 20 mars comme journée internationale du bonheur !

 

 

 

Le pays du Dragon-Tonnerre compte également devenir le 1er au monde à vivre d’une agriculture 100 % bio d’ici 2020. La constitution bhoutanaise stipule clairement que 60 % du Royaume doivent rester «boisés pour l’éternité ».

Cela est possible grâce à la présence de plusieurs parcs nationaux qui abrite 41 espèces de grands mammifères dont des tigres et des léopards des neiges. Il y a même un parc consacré à la protection du Yéti ! Le « Sakteng Wildlife Sanctuary » est en effet dédié à la protection de l’habitat de « l’abominable homme des neiges », créature à laquelle les Bhoutanais croient fermement.

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Panda rouge

Il faut définitivement aller vérifier par soi-même et découvrir le Bhoutan avec Planète Découverte!

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Paysage du Bhoutan, dzong (forteresse).

 

 

 Le voyage apprend la tolérance ».                              Proverbe Bhoutanais. »

 

 

 

 

Pierre

 

 

Planète Découverte au Tibet

Planète Découverte au Tibet

Planète Découverte au Tibet.

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Moines Tibétains

Le Tibet ( བོད་), « le toit du monde », se situe au cœur de l’Himalaya, mais également dans le cœur de beaucoup de personnes, un pays mythique entre tous, mais où commence-t-il, où finit-il, où vivent les Tibétains, combien sont-ils ?

Nul doute que le bouddhisme tibétain et le Dalaï-lama contribuent à la fascination qu’on ressent tous pour cette région longtemps préservée des modernités, qui a su garder (malgré tout) une culture hors du temps!!

« Le sentier est unique pour tous, seuls les moyens d’atteindre le but varient avec le voyageur ». Proverbe tibétain

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Potala

La religion occupe donc une place extrêmement importante chez les Tibétains. Ils sont majoritairement bouddhistes, ils pratiquent le bouddhisme vajrayâna ou bouddhisme tantrique. Au Tibet, le vajrayâna fut influencé par la religion Shamaniste Bön (la religion locale préexistante). Cette forme de Bouddhisme s’est développée dans cette région à partir du VIIe siècle et se pratique encore aujourd’hui au Tibet, en Mongolie, en Bouriatie (Russie), au Bhoutan, au Mustang, dans le nord du Népal, au Ladakh, au Sikkim et bien sûr à Dharamsala (où est réfugié le gouvernement tibétain en exil). Le bouddhisme tibétain possède une hiérarchie traditionnelle dont les deux Lamas (maîtres spirituels) principaux appartiennent à une lignée de Tulkus, maîtres réincarnés : d’abord, le Dalaï-lama « océan de sagesse », qui est tant le détenteur de l’autorité temporelle que le chef spirituel de l’ensemble des écoles bouddhistes tibétaines, et membre de branche Gelugpa ou bonnets jaunes. Le XIVe Dalaï-lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu’à l’envahissement du Tibet par la Chine en 1950, la grande répression et son départ pour l’exil en Inde en 1959. Il est considéré comme l’incarnation du Bodhisattva de la compassion (Chenrezig en tibétain ou Avalokisteshvara en sanskrit). Et le Panchen-lama « grand érudit » qui est considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha « de lumière infinie », il est le deuxième chef spirituel du bouddhisme tibétain. Le Panchen-lama actuel est sous contrôle des autorités chinoises, son prédécesseur ayant disparu mystérieusement! Selon l’histoire tibétaine, la confirmation du Dalaï-lama ou du Panchen-lama doit être mutuellement reconnue, voilà pourquoi le Dalaï-Lama semble affirmer qu’il sera la dernière des réincarnations !?

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Moines Tibétains de la province du Kham

Le Tibet, géographique, culturel et ethnique, ne se limite pas à la région « sous contrôle » chinois. Géographiquement, il englobe d’une part le Ladakh, le Zanskar, le Spiti et le Lahoul (des régions rattachées à l’Inde) et, d’autre part, les régions du Kham et de l’Amdo qui couvrent un territoire allant de la frontière birmane au désert de Gobi, du fleuve Yangzi (YangTsé-Kiang) à Chengdu (capitale du Sichuan). Sont aussi aujourd’hui « intégrées » les provinces chinoises limitrophes du Qinghai, Yunnan, Sichuan et Gansu. La totalité de ce territoire est de 3 500 000 km² alors que la « Région autonome du Tibet » ne s’étend plus que sur 1 228 000 km².

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Sommet Himalayen et drapeaux de prière

 

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Pèlerins devant le Jokhang à Lhassa

Le « Tibet historique ou Grand Tibet », revendiqué par le gouvernement tibétain en exil, est composé de 3 régions traditionnelles (aujourd’hui sous contrôle chinois): l’Ü-Tsang ou Tibet méridional autour de Lhassa dont la plus grande partie est « inclus » dans la Région autonome du Tibet, l’Amdo au nord ou haut Tibet (morcelée dans les provinces chinoises du Qinghai, Gansu et Sichuan) et le Kham ou Tibet oriental (partagée entre les provinces chinoises du Sichuan et du Yunnan).

Les Tibétains dans l’ensemble de ces régions seraient, selon le bureau des statistiques de la Chine, un peu plus de 6 millions. Dans la seule région autonome du Tibet, ils seraient près de 3 millions. Hors de Chine, on dénombre environ 2 millions de Tibétains ainsi que 200 000 réfugiés vivant actuellement dans les pays limitrophes (Inde, Népal, Bhoutan) ainsi qu’en Europe et en Amérique du Nord.

La langue tibétaine appartient à la famille des langues tibéto-birmanes, elle est encore parlée par 5 à 7 millions de locuteurs, dans le « Grand Tibet » et dans certaines régions de pays environnants de l’Himalaya et d’Asie Centrale, comme au Ladakh et au Sikkim (Inde), au Balistan (Pakistan), au Bhoutan et au Mustang (nord du Népal).

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Col de Khamba-La (4797 m d’altitude) et le lac Yamdrock

De tout temps, tant par son territoire, sa population et sa religion, le Tibet est une partie du monde grandiose et fascinante qui fait rêver et fantasmer les voyageurs et explorateurs d’Alexandra David-Néel à Tintin (!).

Un voyage incontournable et nécessaire chez un peuple qu’il ne faut pas oublier ! Planète Découverte vous emmène à la rencontre du peuple tibétain. .

Important : « La plupart des Tibétains sont en faveur du tourisme, car il constitue l’un des seuls moyens par lequel le monde extérieur peut prendre connaissance des conditions de vie au Tibet et des aspirations des Tibétains. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de boycott organisé comme cela a été le cas pour l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. L’avis du Dalaï-Lama, consulté à ce propos par différentes personnes, est qu’il faut continuer à aller au Tibet pour témoigner … et ne pas isoler le Tibet du reste du monde. » Source: www.tibet-info.net

Pierre

Avec Planète Découverte au pays des Samouraïs

Avec Planète Découverte au pays des Samouraïs

Avec Planète Découverte au pays des Samouraïs.

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Samouraïs

Le Japon d’hier et d’aujourd’hui fascine ! Il évoque à lui seul la performance, l’organisation tout autant que la stupeur et le tremblement ! Plusieurs curiosités s’imposent et le Samouraï fait assurément partie de l’image emblématique du Pays du Soleil levant ! Mais qui était-il vraiment ?

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La Pierre et le Sabre.

En Occident, le mot Samouraï est passé dans le langage courant. Il est devenu populaire grâce au cinéma dans des films comme « les 7 Samouraïs »,  « les 47 Rônins », « le dernier Samouraï » (…), mais aussi par des romans comme « La Pierre et le Sabre » de Eiji Yoshikawa,  « Shogun » de James Clavell, « Le Clan des Otori » de Lian Hearn (…) et, bien sûr, par la culture manga…

 

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Manga de Samouraï!

Étymologiquement, Samouraï (侍) vient du verbe « saburau » qui signifie « servir ». Le Samouraï est un guerrier qui combat pour l’Empereur, pour un Shôgun (chef de guerre qui détenait le pouvoir militaire au nom de l’Empereur) ou pour un Daymio (seigneurs). Il est avant tout au service d’un maître auquel il est uni par un code qui exige une totale loyauté. Depuis son enfance, il est éduqué et formé pour le servir et il doit être prêt à lui donner sa vie. En échange de ses services, le Samouraï recevait des terres ou un salaire fixe en boisseaux de riz, ainsi qu’un rang social et le droit de porter un nom. Lorsque celui-ci perdait son maître, sa vie n’avait plus de sens et il devenait un rônin ce qui signifie « vagabond » ou un ninja, mercenaire qui se vend au plus offrant.

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Samouraï devant son Shogun.

Leur vie est régie par le Bushido (« la voie du guerrier »), un code d’honneur comprenant 47 principes moraux influencés par le bouddhisme zen qu’il est tenu d’observer. Ce recueil fut élaboré au fil des siècles, mais réellement codifié qu’au XVIIe siècle par le samouraï Taïra Shigésuké. Leur éthique repose sur des valeurs fortes comme l’endurance, la fidélité sans faille, la sincérité, la maîtrise de soi, l’ascétisme, le détachement et le sacrifice. Son unique finalité demeure la mort, qu’il accepte avec sérénité et qu’il espère avec splendeur.

« Si seulement, nous pouvions tomber comme les fleurs de cerisier au printemps…si pures, si lumineuses ! ».

Ces valeurs extrêmes expliquent que, pour ces hommes, la guerre n’était pas perçue négativement, car elle était avant tout l’expression de l’éternel combat de l’Ordre contre le Chaos.

« …Un Samouraï n’aime ni ne hait aucune créature. Il est sans passion, sans doute, et n’éprouve ni regret dans la défaite ni joie dans la victoire. Il est un Univers de Paix et accompli avec Sérénité, les devoirs de son état… ».

Lorsque ceux-ci étaient déshonorés, ils devaient pratiquer le suicide rituel appelé Seppuku, plus connu en Occident sous le nom d’Hara-kiri, consistant à s’éventrer avec son tanto (un petit poignard), aidé généralement par un ami qui devait lui trancher la tête d’un rapide coup de sabre. Ce rituel devait révéler la pureté de leur âme qui résidait, selon la croyance de l’époque, dans leur ventre.

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Armes de Samouraï.

Les Samouraïs appartenaient au plus haut rang de la caste militaire des Bushis (guerriers) qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans. Il combattait à cheval revêtu d’un casque (kabuto) qui pouvait être décoré afin d’impressionner l’adversaire avec des représentations des Kamis (divinités) ou le blason du clan et d’une armure souple faite généralement d’étroites bandes d’acier liées entre elles par des cordes ou des pinces. Son arme favorite est l’arc (yumi) et il avait le droit et le privilège de porter les sabres appelés Katana « l’âme du samouraï » et le wakizashi « la lame d’honneur », un petit sabre qu’il obtenait à l’âge de 15 ans lors d’une cérémonie appelée genpuku où il prenait son nom d’adulte et devenait Samouraï. Devenir Samouraï était chose très difficile, et pour la petite histoire, le premier étranger à avoir obtenu ce privilège était un esclave africain du Mozambique.

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Yasuke, premier Samouraï étranger.

En plus d’être des combattants, ils occupent en temps de paix des fonctions administratives, ils sont chargés de faire respecter la loi pour le suzerain. Ce sont aussi des hommes cultivés qui excellent dans les arts comme la calligraphie (Shodo), l’art floral (Ikebana), la cérémonie du thé (chado) ou la poésie.

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Historiquement les Samouraïs apparaissent dans le Japon du XIIe siècle. Ils sont d’abord une milice créée pour protéger le nord de Honshu, alors menacée par les Aïnous (peuple aborigène de l’île d’Hokkaido). Les Samouraïs ont rapidement, grâce à leur discipline et à leur force de frappe, imposé la loi du sabre partout à travers le pays.

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Samouraï au combat!

 

Les empereurs ont fait appel à leur science du combat ainsi qu’à l’efficacité de leur entraînement pour défendre leur royaume. Avec l’arrivée de l’ère moderne en 1868 (restauration Meiji), l’empereur et son gouvernement (qui comportait pourtant de nombreux samouraïs) pensent qu’une armée avec des fusils et des canons serait plus adaptée. La caste des Samouraïs devient alors obsolète et le port du sabre sera désormais réservé aux officiers. La propagande nippone pendant la 2de guerre mondiale a par ailleurs ravivé les valeurs associées au Samouraï.

 

 

 

 

 

Encore aujourd’hui, à l’image du chevalier médiéval occidental, le Samouraï demeure le modèle l’idéal de la société traditionnelle japonaise et en constitue, de par son éthique, la figure héroïque. Certains considèrent même que ce modèle ainsi que la fidélité et le respect qu’ils ont pour la hiérarchie est à l’origine du dynamisme du Japon durant les deux derniers siècles, et plus particulièrement celui de son économie dans la seconde moitié du XXe siècle.

Le « Traité des Cinq Roues » établi par le plus fameux des Samouraïs Miyamoto Musashi (1584-1645) est encore scrupuleusement appliqué par de nombreux chefs d’entreprise.

Samouraï à cheval.

Dans le monde contemporain de l’économie, les salariés se réfèrent à l’esprit Samouraï de servitude et de fidélité au chef et à leur entreprise. Ainsi 92% des salariés nippons déclarent ne pas prendre toutes leurs vacances et renoncent au moins à la moitié de leurs jours pour en faire « don » à leur société. Le Karoshi (littéralement « la mort de fatigue au travail ») est un véritable fléau au Japon, il est reconnu comme une maladie professionnelle depuis les années 1970. Les salariés se tuent de toute évidence à la tâche et l’esprit d’appartenance à une entreprise est encore très fort.

Le Japon est avant tout un pays fidèle à ses traditions qu’il intègre dans son ultra modernité. C’est ce qui rend le Pays du Soleil Levant fascinant.

 

Pierre B.

Avec Planète Découverte sur les traces d’Hemingway à Cuba.

Avec Planète Découverte sur les traces d’Hemingway à Cuba.
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Une américaine à Cuba !

Avec Planète Découverte sur les traces d’Hemingway à Cuba.

Il existe de nombreuses et excellentes raisons qui donnent envie d’aller à Cuba : rencontrer sa population accueillante, farnienter sur ses centaines de kilomètres de plage de sable blanc, explorer ses chaines de montagnes couvertes de forêts tropicales, visiter ses villes au charme suranné d’architecture hispanocoloniale comme La Havane, Trinidad, Santiago, Santa Clara, Cienfuegos ou Camagüey, écouter ses orchestres de musique cubaine ou tout simplement pour siroter un des 100 cocktails à base de « Havana Club » connu de tous les « vrais » barmans de l’île… Cette  » Perle des Antilles » attire depuis longtemps les passionnés de danses et de musiques omniprésents sur l’île dont sa renommée dans ses formes d’art n’est plus à faire. Mais elle séduit aussi les écrivains et les poètes et, quand on associe Cuba et littérature, le nom qui nous vient à l’esprit, c’est celui qui fût assurément le plus célèbre des écrivains ayant vécu sur l’île : Ernest Hemingway ! Celui-ci y a laissé une empreinte indélébile. Nous vous proposons de partir avec nous sur ses traces…

« Après tant de temps dans ce pays je me considère comme un Cubain » Ernest Hemingway

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Le vieil homme est la mer, libre pour lequel il reçut le prix Nobel de littérature.

Ernest Hemingway fait partie des écrivains mythiques tant par son œuvre littéraire que par sa vie. Ses diverses expériences ont beaucoup marqué son œuvre. Il a participé en tant qu’ambulancier à la Première Guerre mondiale, il a couvert en tant que journaliste la guerre d’Espagne, il était présent lors du débarquement en Normandie et à la libération de Paris… Il fût récompensé par le Prix Pulitzer et le Prix Nobel de littérature qu’il dédiera d’ailleurs au peuple cubain. Il a écrit des chefs-d’œuvre comme « Le Soleil se lève aussi », « L’adieu aux armes », « Les neiges du Kilimandjaro », « Pour qui sonne le glas », « Martin Eden » et sûrement un de ses plus célèbres livres « Le vieil homme et la mer » qui se déroule à Cuba.

 

 

 

Il foule la terre cubaine pour la première fois en 1928. En provenance de France sur un « vapeur », il fait une courte escale à La Havane ce qui va suffire pour que le charme de cette ville opère. L’écrivain Lisandro Otero déclara qu’Hemingway avait découvert à Cuba « le goût de l’avocat, de l’ananas et de la mangue » ! Il y séjourne pour la seconde fois d’avril à juin 1932, il y vient pour participer à un tournoi de pêche à l’espadon, puis y retourne pour une troisième fois un an plus tard… Il découvrit que ce pays le stimulait physiquement et mentalement, une grande énergie créatrice l’envahissait, il disait que Cuba « le remplissait de jus » ! À son retour de la guerre civile espagnole, il s’établit pour quelque temps à l’hôtel « Havanais Ambos Mundos » situé au cœur de La Havana Vieja. C’est dans cet hôtel chambre 511 qu’il écrivit « Pour qui sonne le glas ».

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Hôtel « Havanais Ambos Mundos »

En avril 1939, il loua la villa « La Vigia » qu’il acheta un an plus tard et, en 1943, il décida d’aller y vivre avec sa quatrième épouse, Mary Welsh. « La Vigia » devint le port d’attache de l’écrivain, il y vécut 22 ans jusqu’en 1960, date à laquelle il rentra aux États-Unis. Ce départ n’avait alors rien de définitif, mais la crise des missiles en a décidé autrement !

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La ville d’Hemingway, « La Vigia »

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Intérieur de « La Viga »

« La Vigia » est une grande maison blanche de style espagnol néocolonial bâtie sur une colline au cœur d’un parc luxuriant avec une magnifique vue sur La Havane et la mer au loin. Elle se trouve à une quinzaine de kilomètres au Sud-Est de La Havane, à San Francisco de Paula. Après le suicide de l’écrivain en 1961, sa veuve Mary Welsh légua la villa au gouvernement cubain qui en fit un musée à la gloire de l’écrivain. Selon les Cubains, la maison est telle qu’Hemingway l’a laissée en 1960. Le temps semble s’y être arrêté ! On ne peut suivre les traces d’Hemingway sans venir dans cette villa. On y trouve sa machine à écrire sur laquelle dès l’aube il écrivait debout, mais aussi ses trophées de chasse qu’il avait ramenés du Kenya (des têtes d’impalas, d’antilopes et de buffles empaillées).  Les murs sont ornés d’affiches de corridas espagnoles des années 30 et de son uniforme de correspondant de guerre. Et, pêle-mêle, on aperçoit des cadavres de bouteilles de whisky, de rhum et une multitude de livres dans tous les coins. On ne distingue cependant tout cela que depuis l’extérieur à travers les grandes fenêtres ouvertes, car on ne peut rentrer à l’intérieur de la maison depuis que le président Gorbatchev a cassé un vase lors d’une visite dans les années 90 ! Par contre, on peut profiter du luxuriant jardin, on y voit dans un hangar son yacht le « Pilar » à bord duquel il avait pour habitude de partir à la pêche aux marlins, le cimetière de ses chiens, la piscine où s’est baignée nue Ava Gardner ! On peut se relaxer sur une chaise longue sous les palmiers et les bambous où Gary Cooper, Ingrid Bergman, les fameux toréros espagnols Dominguez et Ordonez… comme beaucoup d’autres amis et invités de l’écrivain se sont prélassés.

 

 

Quand on va sur les traces d’Hemingway on rencontre forcément des bars ! Car s’il aimait la littérature, il aimait aussi la fête et l’alcool. Trois passions auxquelles il s’adonna sans modération dans la Vieja Havana. La capitale cubaine se souvient de ses échappées dans plusieurs lieux :

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La Bodeguita del Medio à la Havane.

la « Bodeguita del Medio », un lieu devenu emblématique en partie grâce à Hemingway qui y avait ses habitudes. Vous pourrez y commander, comme lui, la spécialité de la maison, un mojito (un cocktail à base de rhum cubain, de jus de citron, de sucre et de menthe écrasée),

 

 

 

 

 

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La Floridita dans la Vieja Havana.

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Hemingway !

ou au « Floridita », un autre de ses lieux favoris dans la vieille Havane, où le romancier y passait tous les jours prendre un daiquiri qui porte maintenant le nom de «Papa Hemingway Special », car il fût concocté en son honneur (un cocktail à base de rhum, jus de pamplemousse, jus de citron et glace pilée). On peut également ici voir une statue de lui accoudé au bar et une peinture au mur sur laquelle il est représenté en train de trinquer avec le poète cubain Nicolas Guillen avec, en fond, les drapeaux de leur pays, symbole de l’amitié entre les deux peuples, qui ont pourtant rompu leurs relations diplomatiques en 1961 !

 

 

 

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Buste d’Ernest Hemingway

Pour suivre la légende de l’écrivain-pêcheur à Cuba, il est indispensable de se rendre au petit port de Cojimar, à l’Est de La Havane. Il aimait beaucoup cet endroit que les Cubains appellent « Marina Hemingway » ! C’est de là qu’il faisait ses sorties en mer et d’où il partait pêcher. Dans ce petit port de pêche, on aperçoit un monument en bord de mer à son effigie et la petite histoire dit que les pêcheurs de Cojimar ont donné un bateau avec armatures en laiton avec lequel a été fondu le buste de « Papa Hemingway ».

C’est aussi dans ce petit port que vivait Gregorio Fuentes, inspiration pour Santiago le héros du « Vieil Homme et la Mer ». Entre Gregorio Fuentes et Ernest Hemingway ce fut une belle et grande histoire d’amitié. Fuentes vécut dans sa petite maison de Cojimar, entouré de photos de l’écrivain où il mourut à l’âge de 104 ans en 2002. Hemingway l’avait décrit en disant que ses « yeux étaient de la couleur de la mer, gais et invaincus ». Depuis la mort de l’écrivain, celui-ci n’a jamais voulu reprendre la mer.

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Ernest Hemingway et ses amis pêcheurs.

Et bien sûr, il y eut la rencontre historique entre Ernest Hemingway et Fidel Castro ! Elle eut lieu le dimanche 15 mai 1960. Une poignée de main unissait deux hommes qui s’admiraient mutuellement. « Je n’ai jamais lu quelque chose d’aussi merveilleux que Le vieil homme et la mer », commentait Fidel Castro. « Pour qui sonne le glas » eut une grande influence sur le « Lider Maximo » quand celui-ci cherchait une solution à une situation compliquée dans l’île.

« Le vie est courte mais un sourire ne prend qu’une seconde”. Proverbe cubain.

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Paysage cubain!

Cuba et Hemingway sont donc étroitement liés, l’écrivain hante encore et toujours l’île.

 

 

 

Alors, comme « Papa Hemingway » suivez-nous à Cuba.

 

 

Pierre B

Planète Découverte vous amène à la découverte de Malte

Planète Découverte vous amène à la découverte de Malte

Découvrir Malte avec Planète Découverte.

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Lever de soleil sur le port de Malte.

Malte entre Orient et Occident enchante depuis toujours ses visiteurs tant pour ses merveilles naturelles (paysages méditerranéens, plages et criques aux eaux transparentes …) que pour son passé légendaire (villes historiques, églises baroques, temples préhistoriques…) en permettant une communion avec la nature et les civilisations qui y ont laissé de nombreux témoignages.

 

 

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Mégalithes d’époque néolithiques

Malte et son archipel d’îles s’égrènent au cœur de la Méditerranée. Il se compose de deux îles principales, Malte (246 km²) et Gozo (67 km²), ainsi que des îlots de Comino, Cominotto et, au sud, le minuscule îlot de Filfla. L’île de Malte a toujours été un carrefour des routes maritimes et des civilisations, cela s’explique en partie par sa situation géographique à une centaine de kilomètres au sud de la Sicile et à 350 km des côtes africaines. Tous les grands navigateurs et conquérants, tous les peuples et civilisations qui abordèrent les rivages de la Méditerranée passèrent sur l’archipel, d’Ulysse à Corto Maltese, de St-Paul aux chevaliers de Malte ou des Phéniciens aux Britanniques. Elle conserve de nombreuses traces et empreintes de ce passé prestigieux.

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Cathédrale de Mdina à Malte

 

Résumons donc ici les pérégrinations historiques de l’île! Dès le IVe millénaire av. J.-C., des peuples néolithiques qui vouaient un culte à la déesse de la fertilité y construisirent de grandioses temples cyclopéens. À partir du Xe siècle av. J.-C., les Phéniciens colonisent Malte et « cohabitent » plus ou moins pacifiquement avec les Grecs. Après le déclin de la Phénicie, l’île passe sous le contrôle de Carthage en 480 av. J.-C. À la fin des guerres puniques, Malte rentre dans l’Empire Romain en 218 av. J.-C. Au Ve siècle, l’île subit l’occupation des Vandales et des Ostrogoths. Puis vinrent les Byzantins qui demeurent dans l’archipel jusqu’à la conquête de Malte par les Arabes en 870. Les Normands en 1090 s’en emparent à leur tour, avant que l’île passe en 1127 sous domination sicilienne. Charles Quint, en 1530, concède à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (ou chevaliers de Malte), le « fief perpétuel, noble et franc, de Malte et Gozo ». L’île devient alors l’avant-garde européenne contre l’avancée ottomane, elle est dotée d’impressionnantes fortifications, notamment dans sa capitale La Valette (« vaste vaisseau de pierre »), ainsi que de très nombreuses églises et palais baroques. La domination de l’Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’île par Napoléon Bonaparte lors de la campagne d’Égypte. En 1800, les Maltais appellent à l’aide les Britanniques qui prennent l’île, mais refusent de la rendre aux Hospitaliers et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816. Durant la 2e Guerre mondiale, Malte joue un rôle important ce qui lui vaut la « George cross » pour sa résistance héroïque, croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national. L’indépendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964, Malte restant dans le Commonwealth. Le 13 décembre 1974, Malte proclame la République, adhère à l’Union européenne le 1er mai 2004 et fait partie de la zone euro depuis le 1er janvier 2008…

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Bus de Malte!

Les Maltais actuels sont les héritiers de cette histoire exceptionnelle. Leur langue en témoigne : proche de l’arabe avec de nombreux emprunts au vocabulaire sicilien et italien, l’anglais y est aussi parlé couramment. Ils sont en quelque sorte un mélange d’exubérance latine, de patience orientale mâtinée de rigueur anglo-saxonne!

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Rue de La Valette

 

 

 

 

 

 

 

À Malte, on rencontre l’Histoire tout en profitant des suavités de l’île!

Malte un voyage indispensable, avec Planète Découverte!

Vjaġġ bla periklu!, bon voyage

 

Pierre

 

Planète Découverte vous emmène dans le Japon du Shintoïsme.

Planète Découverte vous emmène dans le Japon du Shintoïsme.

Planète Découverte vous emmène dans le Japon du Shintoïsme. 

 

Le Shintoïsme ou shinto (神道, shintō , littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») est une religion qui mélange des éléments polythéistes, chamaniques et animistes. Il compte actuellement plus de 100 millions de fidèles au Japon. Il coexiste avec d’autres courants religieux qui l’ont influencé, notamment le confucianisme, le bouddhisme ou encore le taoïsme. Mais, à la différence de ceux-ci, c’est une religion d’origine autochtone, car elle remonte aux origines du peuplement de l’archipel.

Moines et nonnes Shintoïstes

Moines et nonnes Shintoïstes

Le Shintoïsme est une religion sans fondateur, ni dogme, ni code moral, qui est fondée sur le respect des Kamis(des esprits). Ils sont fondamentaux dans le Shintoïsme, on les honore plus qu’on les adore. On ne vénère pas à proprement parler les Kamis, mais on s’assure de leur protection et de leur bienveillance. On prend garde de ne pas les froisser, car tous peuvent être, comme la nature, à la fois bons et mauvais. Si on en vexe un, il faut procéder à des rites de purification pour que l’ordre des choses soit rétabli.

Cèdres de Yakushima associés aux kamis et donc au Shintoïsme

Cèdres de Yakushima associés aux kamis et donc au Shintoïsme

Ce sont les esprits présents dans toute chose : la terre, le ciel, les animaux, les végétaux, les minéraux, mais aussi les ancêtres. À travers eux, c’est la puissance et les caprices de la nature que les croyants tentent d’apprivoiser. Il en existerait un nombre très important, autour de 8 millions. Certains lieux sont sacrés et considérés comme des Kamis, par exemple, certaines cascades ou rochers. Le mont Fuji, en plus d’être le symbole de la nation japonaise, est considéré comme un Kami.

Fuji San ou Mont Fuji

Fuji San ou Mont Fuji

Un Kami qui a connu une renommée tristement célèbre est le « Kamikaze »! Son origine remonte au XIIIe siècle, époque où des hordes de Mongols balayèrent l’Asie et fondèrent un empire qui s’étendait de l’Europe orientale jusqu’en Corée. Après la chute de la Chine impériale, les Mongols commencèrent à regarder plus loin vers l’est, vers le Japon. Les Mongols tentèrent à deux reprises d’envahir l’archipel Nippon, chaque fois un typhon détruisit une grande partie de leur flotte, et les envahisseurs en déroute durent regagner le continent. Ils n’attaquèrent jamais plus le Japon. Ce typhon fut appelé kamikaze « le vent divin » – et devint le symbole de la victoire dans l’esprit des Japonais. Le mot fut repris vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par les pilotes japonais qui dirigeaient délibérément leurs avions sur les bateaux ennemis, qu’ils frappaient de plein fouet…

Entrée d'un sanctuaire Shintoïste à Nikko

Entrée d’un sanctuaire Shintoïste à Nikko

Le Shintoïsme, à travers ses traditions, ses coutumes et ses légendes, établit une mythologie qui légitime le pouvoir des empereurs japonais. Selon la légende, deux divinités, Izanagi et Izanami, sa sœur, ont créé le monde constitué de toutes les divinités de la nature, notamment Amaterasu (déesse du Soleil), Tsukiyoni (dieu de la lune) et Susanoo (dieu de la tempête). Ninigi, le petit fils d’Amaterasu, est à l’origine de la lignée des empereurs qui sont les seuls Kamis incarnés en humains. À la demande de l’empereur, cette mythologie a été mise par écrit au VIIIe siècle dans deux ouvrages appelés le Kojiki et le Nihon-shoki (les Chroniques japonaises), ils insistent ainsi sur l’origine divine des empereurs!

Déesse Amaterasu, lumière céleste

Déesse Amaterasu, lumière céleste

Le pouvoir impérial s’impose aux Shoguns en 1868 et le Shintoïsme devient alors la religion officielle de l’état japonais en 1871. En 1945, après la Seconde Guerre mondiale et la capitulation du Japon, l’empereur Hirohito doit renoncer à se prétendre d’origine divine et perd la plupart de ses pouvoirs politiques et le Shintoïsme perd son statut de religion d’État.

Baril de saké, nectar des dieux

Baril de saké, nectar des dieux

Au Japon, Shintoïsme et Bouddhisme exercent encore aujourd’hui une influence d’égale importance, d’autant qu’ils ne s’excluent pas l’un l’autre, bien au contraire en coexistant souvent dans les mêmes temples. La plupart des Japonais sont à la fois Shintoïstes (pour les grands événements de la vie comme la naissance, le mariage…) et Bouddhistes (pour la mort et cérémonie funéraire). La visite au sanctuaire doit suivre trois rites successifs : la purification dans la fontaine placée devant le temple où les fidèles se lavent les mains et se rincent la bouche purifiant ainsi leurs corps à l’intérieur et à l’extérieur, les offrandes et la récitation de prières. Les sanctuaires ne sont pas que des lieux de prières, ce sont aussi des lieux de fête (Matsuri 祭り) et de divertissement destinés à réjouir les Kamis. Encore aujourd’hui le Shintoïsme est présent quotidiennement dans la vie des Japonais : on trouve des autels dans tous les foyers comme dans tous les quartiers, même les plus improbables! On assiste à des représentations et des spectacles liés au Shintoïsme comme le théâtre Nô et Kabuki, la danse Nihon Buyo, le Sumo, le tir à l’arc (kyūdō) ; on boit du saké (le nectar des dieux shinto) ; les grandes entreprises offrent des Torii pour le sanctuaire de Fushimi Inari pour que leurs affaires soient fructueuses, etc.

Torii du sanctuaire de Fushimi Inari près de Kyoto

Torii du sanctuaire de Fushimi Inari près de Kyoto

Suivez-nous au Pays du Soleil Levant, pour découvrir les hauts lieux du Shintoïsme, toujours très vivant, à la rencontre du fascinant peuple japonais qui est à la fois fervent de ce culte des Kamis plusieurs fois millénaire, tout en étant à la pointe des technologies ultra-modernes.

Pierre B

A la rencontre des Aborigènes d’Australie.

A la rencontre des Aborigènes d’Australie.

A la rencontre des Aborigènes d’Australie.

Rocher sacré Uluru (Ayers Rock)

Rocher sacré Uluru (Ayers Rock)

 Ananguku ngura nyangatja ka pukulpa pitjama                                                                                                                                                                 (Voici la terre aborigène et nous vous souhaitons la bienvenue)

Les Aborigènes sont les premiers humains connus à avoir peuplé l’Australie; leurs ancêtres seraient venus d’Asie, il y a environ 50 000 ans.

Le nom Aborigène désigne (anthropologiquement) « celui qui est originaire du pays où il vit » ou « celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale ».

Du point de vue du gouvernement australien, le terme Aborigène désigne une personne qui remplit les trois critères suivants:

1) a des ancêtres aborigènes,

2) s’identifie elle-même comme étant aborigène,

3) qui est reconnue comme telle par sa communauté aborigène.

Un terme tel qu’« en partie aborigène » ne veut rien dire; on est aborigène ou on ne l’est pas, la couleur de peau, par exemple, n’est pas un critère.

A la rencontre des Aborigènes

A la rencontre des Aborigènes

Ils sont actuellement moins de 2 % de la population totale de l’Australie, repartis en près de 500 nations ou clans à travers tout le pays. Chacun de ses groupes se distingue par une appellation propre, par une langue ou par une prononciation différente, mais aussi par des pratiques distinctes, par exemple le Digeridoo, qui à l’origine était joué que dans le nord et nommé d’ailleurs différemment selon l’ethnie: yidaki, mooloo, djubini, ganbag, gamalag, mago, maluk, yirago, yiraki, etc.

Didgeridoo. A la rencontre des Aborigènes

Didgeridoo. A la rencontre des Aborigènes

Avant l’arrivée des colons européens au XVIIIe siècle, lorsque le Capitaine Cook découvre l’Australieet en prend possession au nom du roi Georges III, les Aborigènes étaient établis soit le long des côtes en communautés semi-sédentaires pratiquant l’agriculture, la pêche et l’élevage, soit à l’intérieur des terres, dans le bush et le désert, vivant de la chasse et de la cueillette. Ils avaient une technique de brûlis du sol pour encourager la pousse des plantes préférées du gibier qu’ils chassaient et ils possédaient aussi des techniques très évoluées pour trouver de l’eau. Considérés comme un peuple dit « sauvage » ou « non civilisé », ils furent chassés de leur territoire, désignée « Terra Nullius » c’est-à-dire terre n’appartenant à personne. Meurtres impunis, traques, racismes, esclavages, vols d’enfants, transmissions volontaires ou non de maladies et distribution d’alcool ont bien failli exterminer ce peuple respectueux de toute vie et sans aucune notion de propriété ni de capitalisme.

Drapeau Aborigène

Drapeau Aborigène

Depuis quelques dizaines d’années, leurs conditions de vie souvent désastreuses changent.  En 1967, ils ont obtenu le droit de se déplacer librement en dehors des réserves et seront enfin reconnus citoyens australiens à part entière.

Actuellement, les Aborigènes veulent que le monde change leur vision à leur égard, qui est souvent celle d’un peuple alcoolique à la dérive. Ils sont en train d’y arriver notamment avec leur art, le « dot painting » qui a atteint une reconnaissance mondiale, mais aussi grâce à la notoriété de certaines personnalités aborigènes comme Cathy Freeman (double championne du monde et championne olympique d’athlétisme), l’écrivain & philosophe David Unaipon… Également à des initiatives comme celle de chefs cuisiniers aborigènesqui ont lancé la mode dans toute l’Australie de la nourriture du bush (nourriture cueillie et récoltée, non cultivée).

Dot painting Aborigène

Dot painting Aborigène

Ce peuple, qui est une des plus anciennes cultures survivantes sur terre, a acquis sa reconnaissance comme un peuple fondateur de l’Australie et désire accueillir et faire connaitre leur culture aux visiteurs étrangers.

« Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l’adapter à la vision fluctuante qu’ils ont de l’avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l’état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ? » Bruce Chatwin.

Planète Découverte vous amène en Australie à la rencontre de ce peuple fascinant.

Danse Aborigène

Danse Aborigène

Le peuple du Rêve! Les Aborigènes sont appelés ainsi en rapport à leur mythologie qui régit toute leur vie sociétale (organisation, vision du monde, mode de vie, etc.). Le Thème central est le « temps du rêve », mondialement connu sous le nom de Dreamtime, qu’ils nomment Tjukurrpa; il explique les origines et la création du monde. Des créatures géantes, comme le Serpent arc-en-ciel (Waagal) sont sorties de la terre, de la mer ou du ciel et ont créé la vie (toutes les créatures vivantes). Ils ont façonné les terres, les fleuves et les montagnes selon leur nature, mais leur esprit est resté dans la terre, la rendant sacrée pour les Aborigènes. La terre est absolument cruciale, elle est au centre de leur vie matérielle et spirituelle. C’est toujours le cas, c’est pourquoi ils demandent aux voyageurs de ne pas ramasser de terre pour la rapporter chez eux. Pour eux, une relation spirituelle lie les êtres humains, les plantes, les animaux, les astres et les sites sacrés.« La terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la terre »Proverbe Aborigène.

 

Pierre B.